Mme Le ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a fait savoir que la "convergence" de tarification
public/privé ne verrait pas le jour avant ...2018. Autant dire que la réforme est reportée aux callendes grecques.
Explication. Chaque acte technique ou médical donne lieu à une tarification par la caisse d'assurence maladie. Par exemple l'extraction d'un cancer du poumon donne lieu pour
l'établissement, privé ou public, où l'opération est pratiquée, à une rémunération qui prend en compte la "lourdeur" du patient (ses maladies associées), le type de pathologie, la durée de l'acte
, etc .
Cette tarification est de 60 à 100% moindre dans le privé par rapport au public ! Ce qui est une aubaine pour les finances du pays.
Il est souvent dit que les patients pris en charge dans les cliniques privées sont "moins" lourds que dans le public. On sait maintenant que cette notion est archi fausse en analysant
les registres informatiques envoyés aux caisses. C'est même l'inverse dans certains secteurs comme la chirurgie !
En clair la santé dans le secteur privé (qui n'est pas vraiement un secteur privé puisque les cliniques ne décident pas de leur tarification) coûte de 60 à 100% moins cher qu'en secteur
public !
En supprimant la convergence, Roselyne Bachelot, va certes contenter les fonctionnaires du secteur hospitalier publique, mais elle va surtout creuser trés profondément le déficit de la caisse
d'assurance maladie et de la nation.
